blessure emotionnellesAu nombre de cinq, les blessures émotionnelles sont des sentiments d’une intensité telle qu’elles se révèlent des sources de souffrance morale très aigüe et des plus déstabilisantes. Quand elles sont activées, on est presque littéralement jeté par terre ou, comme le veut l’expression consacrée, c’est comme si un bulldozer nous avait passé sur le corps. 

Pour les mémoriser, on peut utiliser l’acronyme TRAHI, t étant pour la blessure de trahison, r pour celle de rejet, a pour abandon, h pour humiliation et i pour injustice. 

Bien que chaque être humain puisse ressentir la gamme complète des émotions mentionnées ci-dessus, on n’est pas habité par les cinq blessures. Pour pouvoir dire que nous avons l’une ou l’autre des blessures émotionnelles, une croyance spécifique à chacune doit être présente en nous. En fait, cette croyance est la cause de l’émotion. 

Trois facteurs permettent de détecter la présence de la « blessure » et d’en évaluer l’ampleur, notamment :

  1. l’intensité de l’émotion éprouvée
  2. la fréquence à laquelle elle survient dans notre vie
  3. la puissance de l’activité mentale qui déclenche l’émotion. 

Pour chacune des blessures existe une croyance ou forme-pensée spécifique. En résumé, on identifie les blessures aux croyances suivantes :

  1. blessure de trahison : on ne peut pas faire confiance aux autres, on peut se faire avoir…. Mais moi, on peut me faire confiance. Je suis une personne de confiance.
  2. blessure de rejet : je ne suis pas important/e, je ne vaux rien aux yeux des autres. Je passe inaperçu/e. 
  3. blessure d’abandon : mon Dieu ! Comment vais-je faire ? Je ne pourrai pas y arriver tout/e seul/e. J’ai besoin de quelqu’un pour m’aider. 
  4. blessure d’humiliation : je ne suis pas à la hauteur, je ne serai jamais à la hauteur de ce que les autres attendent de moi. En autant que les autres soient bien, moi c’est pas important. 
  5. blessure d’injustice : je ne mérite pas ce qui m’arrive après tout ce que j’ai fait pour lui ou elle.

Entretenir occasionnellement l’une ou l’autre de ces formes-pensée ne qualifie pas pour dire que l’on a telle ou telle blessure. Les formes-pensée doivent être récurrentes, voire quotidiennes, et soutenues.

Prenons comme exemple le rejet. Pour être véritablement rejeté ou non pas seulement se sentir rejeté, ça prend que quelqu’un nous dise « je ne te veux pas autour de moi maintenant. Va jouer dans le trafic un bout de temps, j’ai besoin d’air. » Qui dans sa vie a déjà vécu une telle expérience ? Ce n’est pas aussi fréquent qu’on ne pourrait le croire.

Par contre, ce qui revient souvent, c’est le sentiment d’être rejeté ou d’avoir été rejeté. Mais ce sentiment est-il justifié ? Dans la très très grande majorité des cas, la réponse est non. Il y a perception de rejet, impression de rejet mais pas de rejet véritable. Ce sont nos pensées qui nous amènent à croire que l’on ne vaut pas grand-chose aux yeux des autres et qui nous font sentir rejetés. Enlevons la forme-pensée de rejet et remplaçons-la par une forme-pensée d’acceptation de soi-même et le sentiment de rejet s’estompe peu à peu pour finir par disparaitre complètement.

Donc, imagine quand une personne entretient depuis des années une forme-pensée de rejet et qu’elle vit un jour un rejet véritable, c’est la crise, c’est l’effondrement. Elle est atteinte profondément (comprendre blessée) dans son for intérieur et complètement démolie. L’activité mentale est dans le plafond ! Mais pour une personne qui n’a pas cette blessure, bien qu’elle ne se réjouisse pas d’être rejetée, elle n’en est pas démolie non plus. Elle prendra ça avec un grain de sel et passera relativement vite à autre chose. Elle ne restera pas accrocher à l’événement. Elle ne fera que peu ou pas d’activité mentale.

Quand on n’est pas habité par une blessure, il est parfois difficile de comprendre pourquoi une personne réagit aussi fortement à quelque chose alors que, pour nous, l’incident ou l’événement est à la limite banale. Et il en est ainsi pour chacune des blessures, d’où les avantages à les connaitre pour soi-même en guérir et vivre plus paisiblement avec les autres.

Comme moyen de nous protéger de ces souffrances, pour chaque type de blessure, nous développons, à notre insu, un trait de caractère spécifique. Les voici :

  1. blessure de trahison : on devient contrôlant. On pense qu’en contrôlant ce qui se passe autour de nous que personne ne pourra nous en passer une p’tite vite. On ne pourra pas se faire avoir. La personne pense éviter d’être trahie.
  2. blessure de rejet : on devient fuyant. Dès qu’une tension se pointe, ce qui entraine le potentiel d’être rejeté, la personne avec cette blessure s’éloigne ou sort de la pièce. La personne pense éviter d’être rejetée. 
  3. blessure d’abandon : on devient dépendant. Suite au fait de croire qu’elle ne reçoit pas le support qu’elle pense avoir besoin, la personne se met en situation de précarité, ce qui la rend dépendante des autres. La personne pense éviter d’être abandonnée.
  4. blessure d’humiliation : on devient masochiste. La personne préfère prendre sur elle des choses parfois lourdes et difficiles (comprendre souffrir elle-même) plutôt que de mettre l’autre en situation de s’assumer (ce qui signifierait faire souffrir l’autre). La personne pense éviter d’être humiliée.
  5. blessure d’injustice : on devient rigide. La personne pense qu’en traitant tous les autres de la même manière, qu’en donnant une part égale à tout le monde, on ne pourra pas dire d’elle qu’elle a été injuste. Elle pense éviter d’être injuste. 

Le pire dans tout ça, c’est que l’on vivra un jour ce que l’on cherche tant à éviter. Ceci explique pourquoi la souffrance ressentie est si intense. On finit par vivre ce qui est, à nos yeux, la pire chose qui pouvait nous arriver. Un véritable enfer, d’où le mot blessure ! Ce n’est pas juste un p’tit bobo qui guérit vite.

Plus la forme-pensée a été nourrie au fil des années, plus la plaie est béante et le désarroi profond.

Est-il possible d’en guérir ? Absolument. Avec de la persévérance et de la vigilance, il est possible d’apprendre à déceler les signaux indiquant que la blessure a été activée en soi et quoi faire en ces moments.

Si tu désires approfondir ces notions et avoir plus de détails, je t’invite à t’inscrire à l’atelier intitulé « Les 5 blessures émotionnelles » que je donne les 2 et 3 novembre dans la région de Bathurst au Nouveau-Brunswick et les 16 et 17 novembre prochains à Prévost au Québec.

Tu peux communiquer avec Anick Lemay au 514-726-3347 ou par courriel au anick@moncoachprofessionnel.com pour plus de détails sur cet atelier ou visiter le site de l’Institut au www.institutfrhse.com sous l’onglet Services, formation professionnelle !

Tu peux également te procurer mon livre Refaire les connexions qui en parle plus longuement en visitant la Boutique en ligne « Les Éditions de l’Être » au www.institutfrhse.com.
 
Paix, amour et lumière,
 
Odette Pelletier

institut frhse

 

Written by Institur FRASE